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Satoshi Nakamoto

Satoshi Nakamoto (聡中本 où 中本 ) est le pseudonyme de la personne ou du groupe de personnes qui, de 2009 à 2010, ont conçu et créé Bitcoin, et le logiciel Bitcoin-Qt (aujourd’hui Bitcoin Core). C’est aussi le fondateur de bitcoin.org et du forum bitcointalk.

Il n’existe aucun trace de son identité avant la création de Bitcoin. Sur son profil Nakamoto a prétendu être un japonais de 37 ans, mais cette information est douteuse si on considère la qualité de son anglais, très britannique, et l’absence de documents en japonais sur Bitcoin à cette époque.

Nakamoto a affirmé qu’il a travaillé sur Bitcoin depuis 2007. En 2008, il réserve le nom de domaine bitcoin.org puis publie un document sur une liste de diffusion décrivant son invention. En 2009, il sort la première version du logiciel Bitcoin-QT et crée les premières unités de la monnaie.

Satoshi publie son dernier message sur le forum bitcointalk qu’il a créé le 12 décembre 2010. Juste avant son départ, il met en place Gavin Andresen comme son successeur en lui donnant accès au projet SourceForge Bitcoin et une copie de la clé d’alerte qui permet prévenir le réseau d’événements importants par la diffusion d’un message à tous les clients Bitcoin.

En mai 2011 il communique pour la dernière fois avec d’autres contributeurs Bitcoin, notamment Martti Malmi, à qui il écrit : « Je suis passé à autre chose et je ne serai probablement plus là à l’avenir. »

Pendant une longue période, Satoshi Nakamoto fut le seul mineur en activité. D’après une analyse de Sergio Lerner, sa fortune serait proche du million de bitcoins.


Qui se cache derrière le pseudonyme de Satoshi Nakamoto ? 

Plusieurs hypothèses circulent. Tout d’abord justement le virtuose finlandais de l’informatique : Martti Malmi. C’est lui qui aurait réalisé la toute première transaction. Son nom a disparu du site de Bitcoin le jour où Satoshi Nakamoto a cessé de répondre aux internautes.

Pour le magazine américain du « New Yorker », le créateur de Bitcoin serait en fait Michael Clear, un irlandais spécialiste des codes informatiques. Autre grand favori  : un groupe de chercheurs, composé de Neal King, Vladimir Oksman et Charles Bry.

D’autres parlent de Nick Szabo, informaticien et que certains journalistes présentent comme un ancien professeur de l’école de droit de l’Université George Washington (ce qu’il dément).

Au début des années 1990, Nick Szabo était membre d’une mouvance d’activistes sur le web. Les Cypherpunks se présentaient comme un groupe proche des libertariens et parmi leurs missions, ils souhaitaient créer et mettre en place une devise virtuelle et anonyme. Entre 1998 et 2005 Szabo et quelques autres ont développé une monnaie numérique décentralisée qu’il a appelé Bit Gold, sorte de précurseur direct de Bitcoin. Le système était cependant trop vulnérable aux attaques. Nick Szabo s’en défend, arguant que le père de Bitcoin pourrait tout aussi bien être Wei Dai ou Hal Finney qui eux aussi ont découvert et apprécié avant tout le monde les idées de Nakamoto.

Trois autres professionnels sont jugés des candidats sérieux, mais moins plausibles que les précédents : Jed McCaleb, (qui a créé la plateforme d’échange MtGox), Shinichi Mochizuki (un mathématicien de génie japonais spécialisé dans la théorie des nombres) et Vili Lehonvirta (un économiste finlandais, ancien programmeur de jeux vidéo).

C’est plus farfelu et moins probable mais pour certains le créateur de bitcoin pourrait également être le fait d’un consortium de quatre groupes technologiques regroupant SAmsung TOSHIba, NAKAmichi et MOTOrola  : mis bout-à-bout les premières initiales forment le nom SATOSHI NAKAMOTO.

Autre délire improbable relayé dans la presse : Bitcoin serait une opération noire de la NSA qui l’utiliserait pour sous-traiter des attaques en force brute sur des transmissions chiffrées afin de réduire le coût interne tout en créant un système de récompense pour les mineurs de bitcoins. Selon cette hypothèse, derrière Satoshi Nakamoto il y aurait une cinquantaine de personnes comme le prouverait le manque évident « d’intégration et de cohérence dans la conception et l’implémentation de son protocole ».

Fin 2013, les chercheurs Israéliens Dorit Ron et Abi Shamir avaient affirmé avoir fait un lien entre Satoshi Nakamoto et Ross William Ulbricht le propriétaire du site de ventes de marchandises illicites Silk Road. Leur analyse a été immédiatement discréditée par la publication d’un membre de Reddit qui donnait l’origine du compte incriminé et révélait les erreurs des chercheurs. Depuis l’étude a été retirée.

Le 6 mars 2014, la journaliste Leah McGrath Goodman de Newsweek affirme l’avoir retrouvé. Il s’agirait d’un californien de 64 ans passionné par les mathématiques, la cryptographie et les trains miniatures. En tant que cryptographe, il aurait travaillé sur des projets confidentiels pour le compte de l’armée et de grandes entreprises. Selon la journaliste, il mènerait une vie modeste à Temple City. D’origine japonaise, Satoshi Nakamoto serait son véritable nom. Le lendemain de cette révélation un message laconique a été posté depuis le compte original du créateur de Bitcoin, inactif depuis plus de 4 ans : «  I’m not Dorian Nakamoto [Je ne suis pas Dorian Nakamoto] ».

Le 16 avril 2014, une équipe de quarante étudiants, dirigée par le professeur Dr Jack Grieve, a comparé fameux « white paper » de Nakamoto aux publications de treize « suspects » : Dorian Nakamoto, Vili Lehdonvirta, Michael Clea, Shinichi Mochizuki, Gavin Andresen, Nick Szabo, Jed McCaleb, Dustin D Trammel, Hal Finney, Wei Dai, Neal King, Vladimir Oksman et Charles Bry. Conclusion de ces travaux : Nick Szabo serait l’auteur principal de ce document et, par conséquent, le créateur probable de bitcoin.

Le 9 septembre 2014, un pirate parvient à s’emparer d’un compte de messagerie appartenant à Satoshi Nakamoto (satoshin@gmx.com), sans qu’aucune information permettant d’identifier le créateur de Bitcoin ne soit révélée.

Le 15 mai 2015 Nathaniel Popper, journaliste au New-York Time, publie les résultats d’une enquête qui aboutit à la même conclusion que les travaux des linguistes dirigés par le professeur Dr Jack Grieve : Nick Szabo est le candidat le plus crédible. Au cours de ses investigations il rencontre le principal intéressé qui dément une fois de plus : « Comme je l’ai dit de nombreuses fois auparavant, toutes ces spéculations sont flatteuses, mais c’est faux – je ne suis pas Satoshi. »

Le 8 décembre 2015, deux journalistes du magazine américain Wired, publient une série d’indices crédibles qui désignent l’australien Craig Steven Wright. Quelques jours plus tard, devant des incohérences qui s’accumulent, le journal pense qu’il s’agit vraisemblablement d’un canular. En effet, les clés PGP qui auraient appartenu à l’inventeur de Bitcoin et qui ont été découvertes dans les documents confidentiels envoyés aux journalistes étaient probablement antidatées, tout comme certaines notes de son blog. Par ailleurs on ne trouve aucune des doctorats revendiqués par M. Wright.

Le 2 mai 2016 : Coup de théâtre avec la déclaration fracassante de Gavin Andresen : « Je suis allé à Londres pour rencontrer le Dr Wright il y a quelques semaines, suite à une conversation par email qui m’avait convaincu qu’il y avait de très fortes chances que [Craig Steven Wright] soit la même personne avec laquelle j’avais communiqué de 2010 à début 2011. Après avoir passé du temps avec lui, je suis convaincu à présent hors de tout doute raisonnable : Craig Wright est Satoshi Nakamoto. Une partie de cet entretien a été consacré à une vérification cryptographique minutieuse des messages signés avec des clés que seul Satoshi devrait posséder. Mais avant même que j’ai vu les clés signées et vérifiées sur un ordinateur qui ne pouvait pas avoir été altéré, j’étais certain que j’étais assis à côté du Père de Bitcoin. Lors de notre rencontre, je l’ai vu aussi brillant, opiniâtre, concentré, généreux [que] le Satoshi avec lequel je travaillais il y a six ans. Il a éclairci beaucoup de mystères, y compris la raison pour laquelle il a disparu et ce à quoi il a été occupé depuis 2011. Mais je vais respecter la vie privée de M. Wright et le laisser décider de partager ce qu’il voudra de cette histoire avec le monde. Nous aimons créer des héros – mais il semble que nous aimons aussi les haïr s’ils ne vivent pas dans un idéal inaccessible. Ce serait sans doute mieux si « Satoshi Nakamoto » était le nom de code d’un projet de la NSA, ou d’une intelligence artificielle envoyé du futur pour faire évoluer notre argent primitif. Ce n’est pas le cas, c’est un être humain imparfait étant en tout semblable à nous autres. J’espère qu’il parviendra à gérer la tempête que son annonce va provoquer, et qu’il continuera à faire ce qu’il aime : apprendre, rechercher et innover. Je suis très heureux d’être en mesure de dire que je lui ai serré la main et je l’ai remercié pour avoir donner Bitcoin au monde. »

Dans la même journée Craig Wright fournit des documents pour prouver ses affirmations. Les experts montrent très rapidement qu’il s’agit d’une escroquerie. Wright promet alors de nouvelles preuves, avant de renoncer définitivement quelques jours plus tard.

 

 


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