La crypto est morte, vive…

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« Les narratives s’évanouissent rapidement dans le monde des cryptos […]. La chute est brutale et violente pour tous les détenteurs qui ont perdu de l’argent. Néanmoins, cet événement, qui demeurera comme un jalon de l’histoire du secteur, offre la possibilité de prendre un recul salutaire […] :

  • L’extrême majorité des utility tokens ou gouvernance tokens n’ont que peu de pertinence sur le long terme, ne permettant pas de capter de valeur
  • Nombreuses DAO ne sont décentralisées que dans le nom, avec un contrôle total de l’équipe derrière les projets
  • La DeFi dépend trop de subventions, et certains mécanismes proposant des dizaines de milliers de % en émission monétaire pour attirer de la liquidité ne sont pas durables
  • Les projets de Play to Earn ou GameFi valorisés des milliards de dollars (après dilution), sans jeu disponible sont surévalués par rapport à des éditeurs de jeux générant du revenu et ayant des millions de joueurs
  • La plupart des blockchains à smart-contract dites alternatives à Ethereum n’en sont pas. Elles proposent de résoudre un problème qui est impossible à résoudre avec le fameux trilemme: sécurité, décentralisation, scalabilité.
  • Une grande partie des NFT n’ont aucune valeur intrinsèque ou aucune utilité, passée la mode.
  • A la suite notamment du traumatisme d’avoir raté la levée de fonds de Sorare, beaucoup trop d’investisseurs financent, sans réelle thèse d’investissement, des projets, sans fondement et à des valorisations difficilement justifiables, sur la seule narrative Web3.

Le Bitcoin est inamovible, seul sur son créneau, et incontesté. Son potentiel est bien plus vaste que le simpliste aspect de réserve de valeur. »

Chronique d’Alexandre Stachtchenko à lire sur allnews.ch