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La blockchain pour les entreprises

A l’occasion du Bizhackathon du 7 et 8 juin 2017, le Medef et le cabinet de conseil BCG (Boston Consulting Group) ont mis en ligne le Livre blanc de la blockchain pour les entreprises.
Objectif : « dresser un état des lieux exhaustif à destination des décideurs et chefs d’entreprise pour comprendre les enjeux, les opportunités et les défis de cette technologie qui promet de transformer tous les secteurs de l‘économie. »

Ce document de 62 pages, qui tente effectivement de rendre compte de toutes les expérimentations en cours, semble enterrer un peu rapidement Bitcoin, présenté comme un ancêtre qui aura eu, « au-delà de sa médiatisation sulfureuse et de ses limites techniques, légales ou conceptuelles », le « mérite de faire émerger la technologie blockchain sur laquelle il s’est construit. »

On y relèvera tout de même cette mise en garde de Pierre Noizat :

« En gommant le réseau (Bitcoin) pour se focaliser sur la base de données (blockchain), les entreprises sont confortées dans l’idée que posséder leur propre infrastructure, un réseau privé, reste la meilleure option. Qu’en est-il vraiment ?

Avant Bitcoin, la transition numérique se concevait comme la mise en place d’une “software mediated economy” qui serait le simple reflet du monde d’avant. Pourtant, avec Bitcoin et la décentralisation qu’il permet, nous disposons bien d’un nouveau protocole.

L’utilisateur, le client et le citoyen ne sont plus à la périphérie de réseaux conçus comme des châteaux-forts, mais au centre d’une architecture horizontale et distribuée où chacun peut jouer son rôle, sans pont-levis ni garde-barrière. L’entreprise ouverte sur un tel réseau ne peut se développer que par l’excellence.

Un logiciel libre et une architecture décentralisée sont les garants d’une concurrence saine où les barrières technologiques s’effacent. Les nouveaux services permis par le réseau Bitcoin et sa blockchain tireront parti de ses propriétés de monnaie programmable et universelle : contrats d’assurance auto-exécutables, micro-paiements entre objets connectés, certification de documents accessible à tous, etc.

Ils ne remplaceront pas des services existants, mais ouvriront des marchés aujourd’hui bridés par les contraintes des réseaux centralisés. Se contenter de la blockchain pour optimiser une infrastructure privée ne suffira pas pour être un acteur durable de la nouvelle économie numérique décentralisée qui se dessine à l’orée du XXIe siècle. »

 

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