Ethereum passe à la preuve d’enjeu

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Ethereum a achevé ce matin, un peu avant 9h00, sa transition de la preuve de travail (Proof-of-Work) vers la preuve d’enjeu (Proof-of-Stake). Les mineurs, qui jusque-là assuraient la production des blocs, ont été totalement remplacés par des validateurs ayant mis en jeu 32 ethers dans un contrat de dépôt.

Le PoS sur Ethereum

La blockchain Ethereum est construite à partir d’une série de slots, qui se produisent à un intervalle moyen de 12 secondes. Chaque slot permet à un validateur de construire et de proposer un bloc. Chaque ensemble de 32 slots (6,4 minutes) est regroupé en une Epoch. Un ensemble de 128 validateurs est sélectionné par le protocole pour former un comité pour chaque Epoch et un validateur de ce comité est choisi de manière algorithmique pour proposer un bloc dans le slot à venir. Les autres validateurs du comité attestent ensuite que le bloc proposé et les transactions incluses suivent les règles de consensus. Les epochs sont alors finalisées par les deux tiers du réseau des valideurs.

Un validateur gagne les ethers issus de l’émission monétaire et des frais de transaction. Mais il peut également perdre des fonds s’il fait mal son travail, par exemple s’il manque des blocs ou des attestations et surtout en cas de comportement malveillant. Les validateurs sont éjectés du réseau si leur solde tombe en dessous de 16 ETH.

Aujourd’hui plus de 11,2 % des ethers en circulation ont été déposés dans le contrat de dépôt de la Beacon Chain pour participer à l’émission et à la validation des blocs. Notons que ces validateurs sont souvent opérés par des exchanges ou des sociétés spécialisées dans cette activité (67,1% des validateurs). Néanmoins l’entité derrière un validateur peut également être un acteur indépendant.

Le passage de la preuve de travail à la preuve d’enjeu est une étape cruciale de l’évolution d’Ethereum, mais il ne s’agit bien que d’une étape. En soi, « The Merge » ne fera pas baisser les frais de transaction et ne rendra pas Ethereum plus « scalable ». Les développeurs comptent pour cela sur des évolutions futures, en particulier le sharding, c’est-à-dire le partitionnement du réseau qui permettra de paralléliser les opérations et de répartir la charge.

Pour en savoir plus : ethereum.fr