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Début de la COP24

La 24ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) débute aujourd’hui à Katowice en Pologne. Les délégations des 195 pays de la CCNUCC seront réunies pendant deux semaines afin d’élaborer et d’adopter un ensemble de décisions « garantissant la pleine application de l’Accord de Paris » en dépit de la mauvaise volonté affichée par des pays comme les Etats-Unis ou le Brésil.

D’après le dernier rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), les émissions nettes mondiales de CO2 doivent atteindre zéro à l’horizon 2050 afin de maintenir l’augmentation de la température terrestre en dessous de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Quel rapport avec Bitcoin me dira-t-on ? Aucun si on considère Bitcoin comme une expérience en fin de vie et la baisse de la puissance de calcul comme le signe de son déclin. En revanche il me semble que tous ceux qui pensent que Bitcoin est appelé à prendre de plus en plus d’ampleur dans les années à venir doivent s’intéresser aux conditions de développement de cette nouvelle industrie électro-intensive afin de l’orienter autant que possible vers les modèles d’exploitation les plus vertueux.

Selon un rapport publié le 26 novembre par le gestionnaire d’actifs numériques Coinshares, le mix énergétique mondial dédié aujourd’hui au « minage » de bitcoins serait composé à 77,6% minimum d’énergie renouvelable : « Les mineurs peuvent jouer le rôle d’acheteur d’électricité de dernier recours, créant une demande de base très mobile pour toutes les sources capables de produire de l’électricité à des prix inférieurs aux productions actuelles, quel que soit leur emplacement. La croissance de l’exploitation minière de bitcoins pourrait faciliter la possibilité de développer des sites hautement productifs d’énergies renouvelables dans des zones aujourd’hui inexploitées ».

Evidemment Coinshares n’est pas un acteur impartial et la question du mix énergétique de Bitcoin mériterait une étude plus approfondie [1] par des acteurs plus neutres. Par ailleurs, quelle que soit la part réelle de renouvelable dans le mix global, on ne peut que constater que Bitcoin consomme aussi des énergies fossiles.

Pas de déni donc, mais pas d’auto-flagellation non plus car la situation actuelle des mineurs semble mettre à mal les théories les plus catastrophistes. Souhaitons que l’hiver cryptographique soit propice à l’exploration d’une troisième voie, celle d’une réflexion plus globale et à plus long terme sur les conditions d’un développement harmonieux et durable de cette nouvelle industrie… car avec Bitcoin on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle flambée du cours.

 

Sources : report.ipcc.ch – coinshares.co.uk 

> A lire également : Le bitcoin ne fera pas rôtir la planète 

 


[1] Plus approfondie également que celle menée par Max J Krause et Thabet Tolaymat de l’institut américain Oak Ridge Institute for Science and Education (ORISE), publiée dans Nature le 5 novembre dernier et qui calculait l’empreinte carbone de Bitcoin de trois autres cryptomonnaies sur la base du mix énergétique des pays dans lesquels cette industrie était opérée.

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