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Bitcoin et la lutte des classes

lutte des classes

Le PCF et le Front de Gauche viennent de publier un argumentaire intitulé « Révolution numérique, un champ d’affrontement entre capital et travail, entre émancipation et aliénation ». Le document, qui dénonce « le modèle extrêmement parasitaire » des grandes plateformes numériques centralisées, évoque superficiellement Bitcoin, non comme modèle de « coopérative de données opérant avec des logiciels libres » pour le bénéfice des « usagers-contributeurs », mais comme menace pour l’emploi.

Ainsi peut-on lire page 2 et 3 : « la technologie blockchain remet en cause le monopole des États sur la monnaie et les moyens de paiement, des banques sur les transactions financières et des notaires sur les transactions immobilières. Le Bitcoin (une des crypto-monnaies d’internet) est basé sur technologie blockchain. La blockchain peut potentiellement remplacer tous les ‘tiers de confiance’ centralisés (banques, notaires, cadastres, état-civil, et beaucoup de fonctions régaliennes de l’État) par son réseau décentralisé de confiance ‘pair à pair’. C’est une technologie ‘révolutionnaire’ tueuse d’institutions centralisées […]. Dans le cadre des rapports économiques et sociaux actuels, la révolution numérique, avec l’automation liée au big-data, la généralisation de la robotique et des objets connectés, la blockchain dans le secteur bancaire et financier, va engendrer une destruction massive d’emplois qualifiés qui ne sera pas compensée par la création d’un nombre restreint d’emplois hautement qualifiés. »

Pourtant, un peu plus loin, on trouve également ce paragraphe qui pourrait si bien correspondre au bitcoin, qui lui aussi « implique un combat sur ce qu’on peut légitiment appeler un nouveau terrain de la lutte des classes afin que les usagers-contributeurs s’unissent pour créer des coopératives de données opérant avec des logiciels libres par opposition aux actuelles plates-formes capitalistiques et propriétaires. D’où la nécessité de coopératives de données, où les contributeurs seraient propriétaires ou copropriétaires de leurs données et du revenu qu’elles peuvent générer. »

Source : pcf.fr

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