Dans une note de recherche publiée hier, L’Institut National de Bitcoin (INBi) compare le modèle texan d’ERCOT avec la France pour poser une question simple : pourquoi les « charges flexibles » se développent là-bas… et beaucoup moins ici.
Au Texas, certains gros consommateurs ajustent leur consommation en fonction du prix de l’électricité. Ça incite naturellement à consommer quand il y a du surplus et à s’effacer quand le réseau est sous tension. Résultat : une partie de la flexibilité est assurée directement par la demande, en grande partie les mineurs de bitcoin.
En France, le problème vient en partie du TURPE*. Ce tarif, qui représente une part importante de la facture, dépend peu du prix de marché à court terme. Du coup, même si l’électricité est très abondante à un moment donné, le signal économique envoyé aux consommateurs reste faible. À l’inverse, réduire sa consommation lors des pics n’est pas toujours suffisamment incité.
La note met donc en évidence un point assez clair : tant que le TURPE reste largement découplé des conditions réelles du réseau, il freine l’émergence de véritables charges flexibles. Autrement dit, la technologie ou les usages ne sont pas forcément le principal blocage — c’est plutôt la structure tarifaire qui limite les incitations.
La note de l’INBi : Charges flexibles et gestion des surcapacités
*TURPE : Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité. C’est le nom officiel du tarif réglementé qui finance l’acheminement de l’électricité sur les réseaux en France.



