Clôture de la Conférence de Strasbourg sur la cryptomonnaie

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Le 28 et 29 janvier 2026, se tenait la première Conférence de Strasbourg sur la cryptomonnaie. En qualité de vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg chargée notamment de l’innovation, j’ai eu le plaisir d’organiser cet événement ouvert à tout le monde, gratuit, accessible sans prérequis. Comme il me l’a été demandé, je reproduis ici les mots de la conclusion de ces deux journées.

Nota Bene. Quelques mois plus tôt, j’avais demandé au Conseil municipal de Strasbourg de voter en faveur d’une motion afin de lancer une réflexion sur la cryptomonnaie. Si la motion a bien été votée, il n’y a pas eu à ce jour de volonté de s’emparer de ce sujet. Parions que ce sujet deviendra incontournable au prochain mandat !

« Mesdames, Messieurs,

Nous voici au terme de deux journées intenses. Plan B nous a rappelé ce matin que Bitcoin était peut-être né le 3 janvier 2009, mais qu’il devait beaucoup à de nombreux travaux antérieurs. Il en va de même pour cette conférence que j’ai voulu « livrer » aujourd’hui à Strasbourg, mais qui a été conçue et alimentée par beaucoup d’entre vous. Des personnes passionnées, parce que sans passion, on ne fait rien de bon.

Au premier rang des passionnés qui m’ont insufflé leur contagieuse envie de parler Bitcoin, les intervenants que vous avez eu le plaisir d’écouter aujourd’hui : Alexis, Alexandre, Monsieur Faune, Maïs, Lionel et bien d’autres. Chers amis, nos discussions parfois labyrinthiques m’ont donné envie de distribuer, moi aussi, des petites pilules orange tout autour de moi. A chacun ensuite, de la prendre ou pas.

Cette conférence, j’y travaillais depuis quelques mois ; depuis qu’a été votée dans la difficulté la motion « Réfléchissons à la cryptomonnaie » du 29 septembre 2025. Pourtant, cette conférence a bien failli ne pas avoir lieu.
« On s’engage et on voit » dit Jacques Favier reprenant les mots de Napoléon. Alors je me suis engagée, supportée par ceux qui voulaient bien en être. Le Shadok a répondu présent et je remercie chaleureusement Jérôme Tricomi et son équipe. Le Cercle du Coin a apporté son soutien. Nym aussi, Be-bop a suivi et enfin Blobb.io. Quant à Plan B et Bitcoin Alsace, vous avez pu constater aujourd’hui leur investissement !
Il y a enfin celles et ceux qui n’ont pas voulu en être, mais surtout qui auraient souhaité que cette conférence ne se fasse pas. Je ne les citerai pas et l’Histoire les oubliera. En revanche, je salue la détermination de la Présidente de l’Eurométropole qui a soutenu ce projet d’éducation scientifique contre les vents mauvais.

Beaucoup à Strasbourg se sont posés une question, sans souvent oser me demander : « Mais comment du Bitcoin, peut-on être partisan ? ». A la manière de Montesquieu et de son œuvre « Comment peut-on être persan ? », dans les couloirs j’ai pu entendre bien des choses… « Quelle étrangeté ! Quel exotisme ! Ce Satoshi, est-il crypto-fasciste ?! ».

Je suis de gauche, voyez-vous. De ce pays lointain d’où venait le progrès, fût un temps. Et quel écueil, Camarades. Quelle tristesse de ne pas voir que Bitcoin recèle la liberté qui nous fait tant défaut. Faut-il être aveugle pour ne pas voir les vautours qui tournent autour de notre fabuleux projet de société ?

Quelle que soit votre sensibilité, votre parti, votre obédience, votre vision de la société et de la manière dont elle devrait s’orienter… Si vous chérissez la Liberté, si vous estimez qu’il est sain de protéger votre vie privée, si vous tenez à votre intégrité numérique, si vous pensez que la souveraineté n’est pas qu’une affaire d’État mais la capacité d’un réseau, d’une communauté à se protéger, alors Bitcoin est votre ami.

Attention ! Si vous tenez en haute estime la Liberté, vous comprendrez aisément que vous ne pourrez pas n’en user qu’à votre convenance !
La liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre quelle que soit votre nationalité, la liberté de se marier quelle que soit votre orientation sexuelle, la liberté d’association et la liberté syndicale, la liberté de conscience, de religion, de culte, la liberté de voter et d’exprimer son opinion politique, … toutes ces libertés nous appartiennent comme elles appartiennent à autrui. Elles appartiennent à tout être humain car nous naissons libres et égaux en droit.

J’espère, par cette conférence, avoir (re)donné le goût de la liberté à quelque être humain, mais surtout avoir contribué à donner les clés pour être en capacité de l’exercer.

Je vous remercie. »