Bitcoin : Censorship Resistance Against Hash Dominance

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Michel KHAZZAKA a rendu public un travail de recherche sur la résistance à la censure de Bitcoin face à un Etat puissant ou une coalition de pays. A l’aide de modèles probabilistes et de simulations de scénarios complexes, il analyse la faisabilité et l’impact d’une potentielle attaque par concentration de la puissance de hachage du réseau.

Si on en croit ce document, un scénario profondément dommageable pour Bitcoin semble difficilement envisageable car il impliquerait que le minage soit fortement concentré sous des juridictions hostiles qui coopèrent et que les mineurs, contraints par la régulation, se sabordent sans broncher en se plaçant sous l’autorité d’un pool unique qui coordonnerait, à coûts très élevés, une attaque de « Selfish Mining » qui tuerait leur propre industrie.

« La concentration de hachage en général peut conduire à des attaques à double dépense, mais ne donne pas lieu à des attaques de censure réussies. La principale valeur du Bitcoin, sa neutralité, est alors préservée grâce à sa sécurité by design. Les impacts réduisant la neutralité, l’immuabilité et l’intégrité de Bitcoin sont négligeables, tandis que la confidentialité, la distribution, la non-répudiation, l’authenticité, la disponibilité et l’offre plafonnée à 21 millions restent pratiquement intactes. »

Plusieurs voix (ici et ) semblent cependant remettre en cause les conclusions de ce travail. Si la censure totale des transactions est difficilement possible (même avec une majorité du hashrate, on ne peut que les retarder), la censure des blocs contenant des transactions « non conformes » aurait des conséquences beaucoup plus profondes. L’argument de fond reste néanmoins valide : les mineurs ont-ils envie de mettre en péril leur propre industrie ?

Le document : Bitcoin – Censorship Resistance Against Hash Dominance